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La France dans le mauvais chapeau

Les qualifications pour l’Euro tout juste terminées, l’Union Européenne de football (UEFA) vient de désigner les quatre chapeaux pour le tirage au sort. Mauvaise nouvelle pour la France, elle a hérité du plus mauvais et peut d’ores et déjà s’attendre à un groupe très difficile. 

A peine dévoilée, la composition des chapeaux pour le tirage au sort de l’Euro-2008, le 2 décembre à Lucerne, soulève déjà la polémique. En effet, de nombreuses grosses équipes sont dans les plus mauvais chapeaux alors que de petits pays ayant juste réussis de bons éliminatoires ont été placés dans les chapeaux 1 et 2.

Le chapeau 1 comprend la Grèce, championne d’Europe en titre, et les Pays-Bas, en plus des deux organisateurs la Suisse et l’Autriche. Le chapeau 2 contient la Croatie, l’Italie, la République tchèque et la Suède. La Roumanie, l’Allemagne, le Portugal et l’Espagne sont dans le chapeau 3. Enfin, la Pologne, la France, la Turquie et la Russie forment le chapeau 4. 

Lors du tirage au sort, les quatre groupes pour la phase finale de l’Euro en juin seront composés d’une équipe de chaque chapeau. Par exemple, la France pourrait se retrouver avec les Pays-Bas, l’Italie et l’Allemagne.

« Le système est basé sur les résultats des compétitions de  qualification -- un cycle de deux compétitions, comprenant un Euro  et une Coupe du Monde de la FIFA », a expliqué le directeur du  football professionnel de l’UEFA Giorgio Marchetti. « Le coefficient est obtenu en divisant le nombre de points  remportés par le nombre de matches joués. C’est un système on ne  peut plus transparent et objectif, sans interférence », a-t-il  affirmé.

Pourtant, il est légitime de se demander si ce système n’est pas obsolète. En effet, la France, quart de finaliste à l’Euro 2004 et finaliste de la dernière Coupe du Monde, se retrouve dans le dernier chapeau. Elle est devancée par la Roumanie qui n’a rien réalisé lors de ces deux dernières compétitions majeures.

Une hiérarchie bouleversée 

Plusieurs spécialistes crient au scandale. Didier Deschamps, ancien capitaine de l’équipe de France, n’y va pas de main morte. « Placer la France en dessous de la Roumanie, de la Croatie ou de la Suède, par exemple, est un vrai manque de respect pour les derniers résultats français ». « Nous sommes vice champion du monde et ne pouvons pas accepter de faire parti des quatre moins bonnes équipes de l’Euro » a-t-il ajouté. Raymond Domenech, le sélectionneur des Bleus, n’est pas satisfait non plus mais évite de s’exprimer à ce sujet pour ne pas risquer une suspension.

Il semble évident que le système de désignation des têtes de série ne fonctionne pas normalement, il va falloir changer le mode de calcul des coefficients.

Malgré tout, cela annonce un Euro spectaculaire, la hiérarchie risque d’être bouleversée. Avec des autant de chocs prévus dès le premier tour, force est de constater que des grosses écuries seront vite éliminées.

Julien Ben Bouali

Dans : France
Par Julien Ben Bouali
Le 24 novembre, 2007
A 11:19
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L’Angleterre n’ira pas à l’Euro

Séisme outre-manche, l’Angleterre a été battue à Wembley par la Croatie 3 à 2. Cette défaite empèche les anglais de se qualifier pour l’Euro en juin prochain. Steve McLaren n’aura donc jamais trouvé la bonne formule pour faire jouer ensemble tous ces joueurs de talent. 

L’Angleterre n’avait besoin que d’un nul, à domicile, face à des croates déjà qualifiés, pour obtenir sa qualification. Autant dire que la mission n’avait rien d’impossible. Pour ce match décisif, le sélectionneur anglais, Steve McLaren, avait opté pour un 4-3-3. Carson dans les buts, une défense à 4 avec Richards et Bridge sur les côtés entourant la charnière centrale Campbell-Lescott, un milieu de terrain solide composé de Gerrard, Lampard et Barry, préféré à Beckham, et une attaque à 3 avec Joe Cole à gauche, Whright-Phillips à droite et le géant Crouch dans l’axe. 

Très vite, cette tactique va montrer ses limites. Les Anglais, peu habitués à jouer dans ce dispositif, sont dépassés dans le premier quart d’heure. Ils encaissent deux buts par Kranjcar et Olic. Sur les deux réalisations croates, le gardien anglais Scott Carson, qui avait prit la place du titulaire Robinson, n’est pas exempt de tout reproche. Encore une fois, McLaren a voulu surprendre par ses choix tactiques mais cela ne lui a pas réussi. Dès lors, les Anglais sont obligés de réagir. 

Il faut attendre la seconde période et l’entré en jeu de Beckham et Defoe, l’Angleterre repassant dans un traditionnel 4-4-2, pour voir enfin les anglais attaqués. A la 55ème minute, pour une faute de Simunovic  sur Defoe, Lampard bénéficie d’un pénalty qu’il trasforme et relance ainsi son équipe dans la course à la qualification. Dix minutes plus tard, Beckham, dont l’entré a apporté de la cohésion et envie aux anglais, centre parfaitement pour Crouch qui crucifie le portier croate pour égaliser et virtuellement qualifier son équipe. Mais la défense anglaise est trop fébrile en l’absence de trois de ses titulaires. En effet, seul Richards est un habitué de la selection, les trois autres sont là pour pallier aux absences de Terry, Ferdinand et A.Cole. Cela se resent et à dix minute du coup de sifflet final, Petric trompe Carson pour offrir la victoire à la Croatie et glacer Wembley. 

Les supporters anglais sont sous le choc. A l’issu de ce match à rebondissement, l’Angleterre est éliminée de la course à l’Euro. Tout au long de ces éliminatoires, l’équipe anglaise a alterné le bon, le moins bon et le ridicule. Steve McLaren n’a jamais trouvé la bonne formule malgré des changements incessants dans son équipe. Nul doute que demain les anglais vont se réveiller avec un mal de tête en se demandant comment leur équipe a-t-elle fait pour ne pas se qualifier. 

Le coupable est déjà trouvé, Steve McLaren. L’ennemi public numéro 1 d’Angleterre va vite se retrouver au chômage. Il risque de mettre du temps à retrouver un poste outre-manche. 

Julien Ben Bouali

Dans : Internationale
Par Julien Ben Bouali
Le 22 novembre, 2007
A 0:03
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Coutinho: le nouveau Messi

Face à la réussite remarquable du jeune argentin Lionel Messi au FC Barcelone, le Real Madrid s’est mis en quête d’un jeune talent. En se rendant à la Copa America des moins de 15 ans, il semble avoir trouvé son prodige au sein de la sélection brésilienne.                                                  

Agé de 15 ans, Coutinho est un milieu de terrain du club de Vasco de Gama. Rapide, doué techniquement, vif et très efficace face au but, ce jeune prodige brésilien semble être le nouveau Messi. Grand artisan de la victoire des jeunes auriverde dans cette Copa America, Coutinho a tapé dans l’œil des recruteurs de la Casa Blanca.

Le Real Madrid a donc immédiatement ouvert des discussions avec Vasco de Gama pour obtenir la signature de ce petit phénomène. Si pour le moment, rien ne devrait se produire avant juin 2008, le champion d’Espagne a pris un sérieux avantage sur la concurrence. Si Villarreal, l’Atlético Madrid et le PSV Eindhoven sont également intéressés par la nouvelle pépite brésilienne, Coutinho a déjà annoncé qu’il voulait évoluer au Real Madrid.

La signature du joueur n’interviendra pas avant son seizième anniversaire l’été prochain en raison de la loi Pelé. Malgré tout, l’entourage de Coutinho a déjà rencontré à plusieurs reprises les dirigeants du club merengue afin de prévoir au plus vite l’arrivé en Europe de ce futur phénomène.

Julien Ben Bouali

Dans : Internationale
Par Julien Ben Bouali
Le 20 novembre, 2007
A 20:39
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Lyon s’est-il affaiblit?

Après trois mois et demi de compétition, c’est l’heure du premier bilan. Si Lyon domine toujours autant la Ligue 1, ses difficultés en Coupe d’Europe surprennent. Les recrues de l’été tardent à s’affirmer et le club du président Aulas peut dire merci à Karim Benzema et Hatem Ben Arfa. 

Si les débuts ont été poussifs, avec deux défaites à Toulouse et Lorient lors des quatre premiers matchs, la machine lyonnaise s’est vite rodée. Depuis la fin du mois d’août, le sextuple champion de France a remporté huit matchs, fait un match un nul pour une seule défaite. Après quatorze journées, le club de Jean-Michel Aulas est leader du championnat avec 31 points. Certes, le sextuple tenant du titre perd plus que les années passées mais sa domination n’est pas remise cause malgré un jeu moins éblouissant qu’à son habitude. Par contre, Lyon inquiète sur les pelouses européennes. En effet, à la même époque ces quatre dernières années, Lyon était déjà qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Lyon est même en danger dans son groupe. Avec deux défaites 3 à O face à Barcelone et aux Glasgow Rangers pour commencer leur campagne, le champion de France a grillé ses jokers d’entrer. Dès lors condamné au parcours parfait, Lyon a dominé deux fois de suite Stuttgart. Désormais les lyonnais doivent battre les catalans et les écossais pour se qualifier. Si cette mission n’est pas impossible, elle n’en reste pas moins périlleuse.

Des recrues décevantes 

Les raisons de ce début de saison mi-figue mi-raisin sont liées au recrutement de l’été. D’un côté, Lyon a perdu des joueurs cadres. Abidal parti à Barcelone, Malouda à Chelsea et Tiago à la Juventus de Turin. De l’autres, Lyon a recruté des bons joueurs qui tardent à s’imposer dans l’effectif rhodanien. Le champion du Monde Fabio Grosso est venu remplacer Eric Abidal sur le flanc gauche de la défense, mais ses prestations sont peu rassurantes. Par rapport à son prédécesseur, il apporte un vrai plus offensivement mais il est bien plus friable derrière. En milieu, Mathieu Bodmer ne fait pas oublier le portugais Tiago. De son côté, Kader Keita, recruté plus de 18 millions d’euros, est le flop de l’année. Il joue très peu et lorsqu’il est sur le terrain, il ne démontre pas les qualités qui étaient les siennes à Lille. Enfin, Nadir Belhadj et Cleber Anderson ne semblent pas avoir les épaules assez larges pour porter le maillot lyonnais. Au final, aucune des recrues de l’été n’apportent pour le moment ce que les dirigeants attendaient.

Deux jeunes au pouvoir 

Lyon ne doit son salut qu’à l’explosion de ses deux jeunes attaquants. Karim Benzema s’affirme comme le véritable buteur de l’OL. Avec déjà 11 buts à son actif, le jeune attaquant de 19 ans montre cette année qu’il a toutes les qualités pour devenir un très grand joueurs. Ce début de saison est aussi marqué par la montée en puissance d’Hatem Ben Arfa. Devenu titulaire au fil des matchs, le néo international français apporte toute sa technique et vision du jeu à l’attaque lyonnaise. Lorsque ces deux jeunes sont associés à la pointe de l’attaque lyonnaise, aucune défense ne leur résiste.

A eux deux, Benzema et Ben Arfa incarnent l’avenir triomphant de l’Olympique Lyonnais. Et lorsque l’on sait que Grégory Coupet et Cris, blessés depuis le début de la saison, vont revenir dans les prochaines semaines, la deuxième partie de saison pourrait être très joyeuse côté lyonnais.

Julien Ben Bouali

Dans : France
Par Julien Ben Bouali
Le 19 novembre, 2007
A 21:58
Commentaires : 2
 
 

Sans alcool, la fête est plus folle!

Les organisateurs suisses et autrichiens du prochain Euro, qui aura lieu en juin prochain, ont confirmé que l’alcool sera interdit dans tous les stades. Cette mesure pourrait même s’étendre à tous les lieux environnants les enceintes sportives.

Bannir l’alcool à l’intérieur des stades n’est pas une nouvelle mesure mais bien la reconduction de ce qui s’est fait lors des dernières grandes compétitions. Par contre, l’Office fédéral de la santé public (OFSP) helvète aimerait frapper un grand coup. En effet, il se pourrait que l’alcool soit purement et simplement interdit à proximité des enceintes sportives. Cette mesure entre dans la politique de lutte contre le hooliganisme. Personne n’a oublié les terribles incidents avec les supporters anglais à Lens pendant la Coupe du Monde 1998. Cette année encore, le climat qui règne autour des matchs du championnat italien ou hollandais inquiète les instances internationales. Les organisateurs suisses et autrichiens estiment que l’alcool est une des raisons de ces excès de violence. A ce titre, ils désirent rendre leur sobriété aux supporters pour assainir les ambiances dans les stades.

Un enjeu économique

Mais tout le monde n’est pas favorable à cette mesure. Les propriétaires de restaurants et bars situés aux alentours des enceintes sportives s’opposent à ce projet. Ils estiment qu’il y aura pour eux un sérieux manque à gagner s’ils ne sont pas autorisés à vendre de l’alcool. Or depuis qu’ils savent que leurs pays vont accueillir la compétition, nombreux sont ceux qui ont investit pour rénover leurs établissements. Ils attendent désormais un retour sur investissement qui, si cette mesure est adoptée, pourrait ne jamais avoir lieu.

 

Les organisateurs sont face à un choix difficile, mais il ne faut pas oublier que pour que la fête soit totale, la sécurité doit être au rendez-vous.

Julien Ben Bouali

Dans : Internationale
Par Julien Ben Bouali
Le
A 12:23
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L’énigme Zairi

Le match France-Maroc disputé au Stade de France vendredi 16 novembre a été l’occasion de revoir sur un terrain français Jaouad Zairi. Considéré comme un futur grand il y a quelques années, Zairi joue aujourd’hui dans un quasi anonymat en Grèce. Il est difficile d’expliquer un tel gâchis.

Lorsqu’il découvre à 19 ans la ligue 1 avec Sochaux lors de la saison 2001-2002, tous les spécialistes lui prédisent un bel avenir. Capable de jouer milieu offensif ou attaquant, Zairi est un joueur rapide et très doué techniquement, ce qui en fait inévitablement un véritable poison pour les défenses adverses. Pendant deux saisons, il gagne progressivement du temps de jeu et l’année 2004-2005 marque son avènement. Il réalise une saison pleine avec plus de 40 matchs joués et s’impose dans le même temps dans la sélection marocaine dont il devient vite l’un des fers de lance.

 

Pourtant l’année suivante, Zairi n’est plus que l’ombre de lui-même. Il est de plus en plus individuel et se perd progressivement dans ses dribbles. Jaouad rejoint la liste des joueurs spectaculaires mais inefficaces, à l’image d’un Denilson. Il quitte Sochaux et enchaîne les désillusions que ce soit en Arabie Saoudite, au Portugal ou à Nantes l’an passé.

Désormais, il joue en Grèce pour le club d’Asteras Tripolis qui végète dans le ventre mou du classement. Il profite du temps de jeu qui lui est offert pour reprendre confiance en lui.

Une chose est sur, le prodige Zairi est passé à côté d’une belle carrière pour ne pas avoir su jouer en équipe. Il  faut espérer que cette histoire servira de leçon à tous les autres prodiges du championnat de France.

Julien Ben Bouali

 

Dans : France
Par Julien Ben Bouali
Le 18 novembre, 2007
A 21:30
Commentaires : 2
 
 

Cissé montre les crocs

 Peu en réussite depuis le début de la saison, Djibril Cissé est agacé par les nombreuses critiques à son égard. Auteur de 4 buts en 17 matchs, toutes compétitions confondues, depuis le début de la saison, le buteur de l’Olympique de Marseille demande à la presse de le « laisser tranquille ». 

Recruté cet été par le club olympien pour un montant avoisinant les 9 millions d’euros, Djibril Cissé tarde à confirmer les espoirs placés en lui. Depuis le début de la saison, les supporters de l’OM assistent à la descente aux enfers conjugués de leur équipe et de leur buteur. Prêté l’an passé à Marseille par Liverpool, Cissé avait éblouit le vélodrome durant la seconde partie de saison avec plus de 15  buts à son actif. Il est l’un des grands artisans de la qualification pour la ligue des champions. Mais cette année, personne ne le reconnaît. Titulaire en début de saison, il a clairement montré le décalage entre son jeu et celui de son équipe. Il se rend peu disponible et finalement ne touche que très peu de ballon. Depuis son remplacement par Mamadou Niang, l’attaque olympienne est plus efficace même s’il est trop tôt pour assurer que Cissé est inutile à Marseille.

Ce qui est sur, c’est que Cissé manque de confiance en ce moment et les critiques dont il fait l’objet chaque semaine dans la presse ne l’aide pas. Profitant de la trêve internationale cette semaine, il a affirmé devant un parterre de journaliste que cette situation commençait à lui « casser les c… ». « Laissez moi travailler en paix, je veux retrouver mon niveau et vous verrez que je suis toujours le même » a-t-il ajouté, avant de conclure «  je suis très bien à Marseille et je ne partirai pas en janvier prochain ».

Un buteur n’est jamais aussi dangereux que lorsqu’il est vexé, alors gare à Cissé dans les prochaines semaines…      

Julien Ben Bouali

Dans : France
Par Julien Ben Bouali
Le
A 19:50
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La douche écossaise

Absente de toute compétition internationale depuis
la Coupe du monde 1998, l’Ecosse pouvait se rattraper, samedi 17 novembre, en recevant l’Italie. Une victoire lors de son dernier match des qualifications, et l’équipe d’Alex McLeish validait son billet pour l’Euro 2008 en juin prochain. Mais à l’issu d’un scénario digne d’Alfred Hitchcock, les écossais sont rentrés chez eux, les yeux pleins de larmes avec le sentiment d’être passé à deux doigts de l’exploit. 

Personne n’aurait imaginé, au début de ces qualifications, que l’Ecosse tirerait son épingle du jeu dans le groupe B. Opposé aux champions du monde en titre italien et à son dauphin français, à l’Ukraine, la Lituanie, la Géorgie et aux Iles Féroé, une qualification écossaise relevait purement et simplement de l’utopie. Pourtant avec huit victoires, dont deux contre la France, pour trois défaites (Italie, Ukraine et Géorgie), les joueurs d’Alex McLeish recevait l’Italie avec l’espoir de réaliser l’exploit.

Un scénario incroyable 

Dans ce match au sommet, il ne fallait pas arriver en retard à l’Hampden Park de Glasgow. Sur la première action du match, le buteur italien Luca Toni ouvre le score et refroidit les ardeurs écossaises. Pendant plus de vingt minutes, les italiens dominent les débats et inscrivent même un second but par l’intermédiaire de Di Natale. Mais l’arbitre le refuse injustement pour une position de hors-jeu imaginaire. Les coéquipiers du capitaine Barry Fergusson poussent en fin de première mi-temps sans jamais réussirent à prendre en défaut la défense italienne et son gardien Gianluigi Buffon. A la pause, l’Italie mène, éliminant virtuellement leurs adversaires du jour.

La réaction écossaise 

Transcendés par les paroles de leur entraîneur, les écossais entament parfaitement la seconde période. Et à la 65ème minute, Fergusson profite d’une faute de main de Buffon pour égaliser et relancer son pays dans la course à la qualification. Dès lors, l’Ecosse produit du jeu et manque par deux fois de prendre l’avantage. Héros lors de la victoire sur la France au Parc des Princes, James McFadden rate même la balle de match à cinq minutes de la fin de la rencontre. Il se présente seul devant le portier italien sans parvenir à marquer le but de la délivrance. Comme souvent en football, lorsqu’une équipe domine sans concrétiser, elle s’expose. Pendant les arrêts de jeu, l’Italie obtient un coup franc intéressant aux abords de la surface écossaise. Placé au second poteau, le défenseur de la squadra azzura Christian Panucci reprend le ballon d’une tête puissante. Craig Gordon, le gardien écossais, est battu et l’Italie s’impose 2 à 1.

Un but encaissé lors de la première minute, un autre dans les arrêts de jeu, le scénario est cruel pour l’Ecosse qui perd toute chance de se qualifier. Malgré tout, l’année 2007 marque la renaissance du football écossais. Nul doute qu’il faudra compter sur les hommes de McLeish pour les qualifications à la prochaine Coupe du monde. Ce n’est pas Raymond Domenech qui dira le contraire.

Julien Ben Bouali

Dans : Internationale
Par Julien Ben Bouali
Le
A 19:45
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Beckham l’indispensable?

Deuxième du groupe E, l’Angleterre joue sa qualification pour le prochain Euro mercredi 21 novembre face à
la Croatie déjà qualifiée. Au moment de jouer ce match crucial, l’Angleterre se demande si David Beckham doit jouer ou pas.
 

Le sélectionneur anglais, Steve McLaren a créé la surprise en rappelant David Beckham pour jouer ce dernier match décisif. L’ancienne gloire de Manchester United et du Real Madrid avait manqué les quatre derniers matchs de l’Angleterre depuis son départ pour Los Angeles cet été. Pendant cette absence, les anglais ont empoché trois victoires consécutives à domicile. Trois à zéro à chaque fois, face à Israël,
la Russie et l’Estonie. Ces rencontres marquent l’éclosion au milieu de terrain du joueur d’Aston Villa, Gareth Barry qui a relégué sur le banc de touche la star de Chelsea Franck Lampard.

Un besoin d’expérience 

Mais après ces trois victoires, il y a la défaite 2 à 1 en Russie. Alors que les anglais avaient ouvert le score, ils se sont montrés incapables de tenir le résultat faisant preuve d’une inexpérience inquiétante à ce niveau. Ce jour là, les milieux de terrain avaient été montrés du doigt et les jeunes en priorité. Les supporters ont clairement critiqué les choix du sélectionneur et insisté sur le fait qu’il fallait faire jouer les plus expérimentés. McLaren a donc appelé le spice-boy en renfort. Mais Beckham a très peu joué depuis le mois de juillet. Il a seulement participé à cinq matchs sans jamais en jouer un seul de bout en bout. Il est donc surprenant d’imaginer le voir tenir 90 minutes face à la Croatie lorsque l’on sait l’enjeu de ce match. Si le passé plaide pour lui, tout le monde n’est pas persuadé qu’il sera l’homme de la situation.

L’expérience ou la forme physique, Steve McLaren va devoir trancher d’ici à mercredi soir, mais nul doute qu’en cas d’échec il ira grossir le nombre d’entraîneur au chômage.

Julien Ben Bouali

Dans : Internationale
Par Julien Ben Bouali
Le
A 19:43
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Le paradoxe Riquelme

Juan Roman Riquelme, le meneur de jeu argentin joue à Villarreal en Espagne. Mais cette année, il n’a pas encore joué la moindre minute sous les couleurs de son club. Pourtant, il est toujours convoqué en sélection argentine avec laquelle il ne cesse d’impressionner. 

Les qualifications pour la prochaine Coupe du Monde ont déjà commencé en Amérique du Sud. Après seulement trois matchs, l’Argentine est déjà en tête et peut dire merci à Juan Roman Riquelme. En effet, le meneur de jeu argentin a marqué les deux buts de la victoire 2 à 0 contre le chili. Puis, il a été impressionnant de facilité lors du succès 2 à 0 contre le Venezuela avant de marquer à nouveau deux fois contre la Bolivie pour une victoire 3 à 0. Les prestations de Riquelme ne sont pas surprenantes en elles-mêmes, cela fait des années que ce joueur éclabousse de son talent la planète football. Ce qui étonne, c’est de voir qu’il ne joue jamais en club.

Quel gâchis ! 

En effet, depuis le début de la saison, il n’a participé à aucun match avec Villarreal. Il est difficile d’imaginer qu’il n’a pas sa place dans cette équipe même si les résultats du club sont excellents pour le moment. Il semblerait qu’un différent existe entre le joueur et son président Fernando Roigt. Cet été, le meneur de jeu argentin avait demandé son transfert mais le club avait refusé. Résultat, après trois mois de compétition, il ne joue toujours pas et son club refuse de le vendre en Europe (transfert avorté à l’Atlético Madrid puis à la Sociedad) pour ne pas renforcer la concurrence. Seul porte de sortie, les championnats brésiliens ou argentins.

Riquelme va devoir prendre son mal en patience en espérant qu’il revienne vite sur les pelouses européennes pour le plus grand bonheur des supporters.   

Julien Ben Bouali

Dans : Internationale
Par Julien Ben Bouali
Le
A 19:42
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